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Maroc24 juillet 2026·9 min de lecture

5 arnaques à éviter absolument à Marrakech (taxis, SIM à l'aéroport, contrôles routiers, Jemaa el-Fna, faux guides du soir)

Vue aérienne de la place Jemaa el-Fna à Marrakech la nuit, avec les étals éclairés

Cet article contient des liens affiliés (réservations d'activités, d'hébergements ou d'eSIM) : le prix est le même pour vous, et cela m'aide à faire vivre le site.

Marrakech est l'une de mes villes préférées à moins de quatre heures de vol, et j'y retourne dès que je peux. Mais c'est aussi la ville où la petite arnaque est un sport local, pratiquée avec un sourire et une créativité que j'ai rarement vus ailleurs. Rien de dangereux dans l'immense majorité des cas, mais de quoi gâcher un week-end si l'on n'est pas prévenu. Voici les cinq qui reviennent à chaque séjour, avec ce que j'ai vécu et ce qui marche pour les éviter. Et une adresse à retenir avant tout : la brigade touristique, sur la place Jemaa el-Fna à côté de la Poste, joignable au +212 5 24 38 46 01, ouverte 24 h/24. Dire « je vais voir la police touristique » suffit, dans neuf cas sur dix, à faire disparaître le problème.

À Marrakech, l'arnaque commence toujours par un service qu'on ne vous a pas demandé : la parade, c'est de fixer le prix avant, ou de dire non avant.

1. Le taxi sans compteur, dès la sortie de l'aéroport

C'est la première arnaque de Marrakech, et elle vous attend à dix mètres de la porte des arrivées. Les petits taxis beiges ont tous un compteur, et la loi leur impose de l'utiliser ; dans les faits, à l'aéroport, on vous annonce un prix fixe de 200, 300 voire 400 dirhams pour rejoindre la médina, pour une course qui vaut 70 à 100 dirhams au compteur en journée (un peu plus la nuit). Ma méthode : ignorer les chauffeurs qui abordent dans le hall, aller à la file officielle, demander « au compteur » avant de monter, et si le chauffeur refuse, passer au suivant. En ville, même chose : une course en petit taxi dans Marrakech coûte 20 à 40 dirhams au compteur, jamais 100. Les applications inDrive et Careem fonctionnent à Marrakech et affichent le prix avant la course, ce qui règle définitivement la question ; et beaucoup de riads proposent un transfert depuis l'aéroport pour 150 à 200 dirhams, ce qui, pour une arrivée de nuit, est de l'argent bien dépensé.

2. La carte SIM à 20 € vendue à la sortie de l'aéroport

Juste après la douane, des stands des opérateurs marocains vous proposent une carte SIM « touriste » avec 20 Go pour 200 dirhams, environ 20 €, souvent en insistant sur le fait que vous en aurez besoin pour le taxi. C'est deux à quatre fois le prix pratiqué dans n'importe quelle boutique d'opérateur en ville, où la même chose coûte 50 à 100 dirhams, et l'activation prend parfois vingt minutes de paperasse avec le passeport. Depuis que les eSIM existent, je ne passe même plus devant ces stands : j'installe mon eSIM Airalo Maroc depuis la France, elle s'active à l'atterrissage, je commande mon inDrive depuis le tapis à bagages, et je n'ai jamais sorti mon passeport. Avec -15 % via le code MONSIEUR15, ça revient moins cher que le stand de l'aéroport, sans la file.

3. Les contrôles routiers sur la route des road trips

Si vous louez une voiture pour aller vers l'Atlas, Essaouira ou Ouarzazate, vous croiserez des barrages de gendarmerie et de police à la sortie de l'agglomération, c'est normal et la plupart sont parfaitement corrects. Mais il arrive, et ça m'est arrivé, qu'un agent vous annonce que vous rouliez trop vite ou que vous aviez le téléphone à la main, sans radar ni preuve, et propose de « régler ça tout de suite » pour 300 ou 400 dirhams, en liquide, sans reçu. Trois règles pour ne pas se faire avoir : respecter scrupuleusement les limitations (souvent 60 km/h en traversée de village, avec des radars réels), ne jamais toucher son téléphone au volant, et en cas d'amende, demander calmement le procès-verbal officiel avec reçu, en expliquant que vous êtes en voiture de location et que le loueur l'exige. Une amende réelle au Maroc se paie avec un reçu ; une demande d'argent sans reçu n'est pas une amende. Rester poli, ne pas s'énerver, et ne pas sortir de billet.

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4. La foire aux arnaques de Jemaa el-Fna

La place Jemaa el-Fna est magnifique, surtout au coucher du soleil quand les étals s'allument, et c'est aussi l'endroit où l'on se fait le plus facilement plumer. Le principe est toujours le même : quelqu'un vous impose une « prestation » sans prix, puis réclame une somme absurde. Le dresseur de serpents qui vous pose un cobra sur les épaules pour une photo et demande ensuite 200 dirhams ; la femme qui attrape votre main pour « un petit henné gratuit » et présente une facture de 300 dirhams une fois le motif commencé (avec, en prime, un risque d'allergie au henné noir, qui contient un colorant chimique) ; les hommes aux singes enchaînés, qu'il vaut mieux ne pas encourager du tout. La règle absolue : fixer le prix avant, à voix haute, ou refuser d'un « la, choukran » ferme sans s'arrêter. Un henné correct sur la place se négocie 50 à 100 dirhams, une photo avec un artiste de rue 10 à 20. Et si quelqu'un vous retient ou hausse le ton, la brigade touristique est à cinquante mètres, à côté de la Poste : dites-le, et le ton redescend immédiatement.

Foule sur la place Jemaa el-Fna à Marrakech en journée
Jemaa el-Fna : un spectacle permanent, à condition de fixer chaque prix avant, jamais après.

5. « Cette rue est fermée » : les faux guides du soir

La plus sournoise, parce qu'elle joue sur la fatigue et l'obscurité. Vous rentrez à votre riad dans la médina, le soir, et un jeune homme très serviable vous annonce que la rue est fermée, ou que votre riad a déménagé, et vous propose de vous accompagner par un autre chemin. Il vous fait tourner dix minutes dans les ruelles, vous dépose devant votre porte (qui n'a jamais été fermée), et réclame 100 ou 200 dirhams pour le service, avec insistance. C'est la version courante, et elle fait ça toute la nuit. Il existe une version plus rare mais réelle, où l'on vous entraîne dans une ruelle isolée pour vous soutirer ce que vous avez sur vous sous la menace : elle est exceptionnelle, mais elle justifie de ne jamais, jamais suivre un inconnu la nuit dans la médina. Mes réflexes : télécharger la carte hors ligne de la médina avant de partir, demander au riad son point de repère précis (une porte, une mosquée, une échoppe) et son numéro de téléphone, rentrer par les grands axes éclairés, et si quelqu'un insiste, s'arrêter dans une boutique ouverte ou faire demi-tour vers la place plutôt que de s'enfoncer. Beaucoup de riads envoient quelqu'un vous chercher à la place gratuitement le premier soir : il suffit de demander.

Et les classiques : souks, restaurants, thé à la menthe

Il y a aussi les arnaques douces, celles qui ne font que gonfler la note : les prix de départ trois à quatre fois trop élevés dans les souks (divisez par trois pour commencer à négocier, et partez si ça bloque, on vous rappellera), le pain, les olives et le couvert facturés sans avoir été annoncés dans certains restaurants pour touristes (demandez ce qui est offert), et l'invitation au thé chez le marchand de tapis qui se termine par une heure de pression commerciale (acceptez le thé si vous avez envie de tapis, sinon déclinez dès le départ). Et depuis l'été 2026, une arnaque plus élaborée circule en ligne : des offres de séjour à prix cassé dans de faux riads, avec acompte par virement ; réservez uniquement sur des plateformes reconnues, jamais par virement direct à un inconnu.

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Aucune de ces arnaques ne doit vous faire renoncer à Marrakech : elles sont le fait d'une petite minorité, dans une ville où l'immense majorité des gens sont d'une hospitalité rare. Il suffit d'arriver connecté, de fixer les prix avant, et de connaître l'adresse de la brigade touristique. Le reste, c'est Marrakech, et c'est formidable.

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FAQ : les arnaques à Marrakech

Combien coûte un taxi entre l'aéroport de Marrakech et la médina ?

70 à 100 dirhams au compteur en journée (7 à 10 €), un peu plus la nuit, pour 15 à 20 minutes de trajet. Les chauffeurs qui abordent dans le hall demandent 200 à 400 dirhams ; la file officielle et l'insistance sur le compteur suffisent en général.

Y a-t-il Uber ou une application de VTC à Marrakech ?

Uber a quitté le Maroc, mais InDrive et Careem fonctionnent à Marrakech et affichent le prix avant la course. Ils ne sont pas autorisés à prendre des clients à l'aéroport même ; marchez jusqu'au parking ou prenez la file de taxis officielle.

Combien coûte une carte SIM au Maroc ?

Une SIM Maroc Telecom, Orange ou Inwi s'achète 20 à 30 dirhams en agence ou en boutique en ville (2 à 3 €), avec des forfaits 10 Go autour de 50 dirhams. Le stand de l'aéroport vend le même forfait 20 €. Une eSIM installée avant le départ évite le sujet.

Marrakech est-elle dangereuse pour les touristes ?

Non, la criminalité violente est rare et la médina est fréquentée tard le soir. Les risques sont les petites arnaques, les pickpockets dans la foule de Jemaa el-Fna et les scooters dans les ruelles. La brigade touristique, à côté de la Poste sur la place, est joignable 24 h/24.

Comment marchander dans les souks sans se faire avoir ?

Partez d'un tiers à la moitié du prix annoncé, restez souriant, et soyez prêt à partir : le vrai prix est celui auquel le vendeur vous rappelle. Renseignez-vous d'abord dans les boutiques à prix fixes de l'Ensemble artisanal, avenue Mohammed V, pour connaître les ordres de grandeur.

Bon à savoir

Notez ce numéro avant de partir : brigade touristique de Marrakech, place Jemaa el-Fna à côté de la Poste, +212 5 24 38 46 01, 24 h/24. Le simple fait de le mentionner met fin à la plupart des situations pénibles.

Informations pratiques (prix, visas, horaires) vérifiées en septembre 2026 — elles peuvent évoluer, pensez à les recontrôler sur les sites officiels avant de réserver.

Portrait de Lucas, alias Monsieur Voyage

Je m'appelle Lucas. Créateur de contenu voyage depuis 4 ans, plus de 45 pays au compteur et plus de 15 compagnies testées en classe affaires. Je raconte ici ce que j'ai vu moi-même, et je vérifie le reste. En savoir plus · Instagram · TikTok