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Corée du Sud17 septembre 2026·10 min de lecture

Corée du Sud : 10 jours entre Séoul et Busan, ce que j'ai fait

La ruelle en pente de Bukchon bordée des toits de tuiles grises des hanok, avec les tours du centre de Séoul et la N Seoul Tower dans la brume au fond

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Ce qui m'a frappé en Corée, ce n'est pas un monument. C'est que tout le monde se prend en photo, tout le temps, partout — et que la ville est construite pour ça. Des cabines photo à tous les coins de rue, des décors installés exprès devant les boutiques, des équipes de tournage en pleine rue pour une émission ou une vidéo YouTube. J'ai passé dix jours entre Séoul et Busan en 2025, et c'est ce détail-là qui résume le mieux le pays.

En Corée, tout est un décor. Les gens ne passent pas devant les choses, ils se mettent dedans.

Voilà ce que j'y ai fait, ce que j'ai aimé, ce qui ne valait pas le détour — et deux ou trois choses que je n'ai vues dans aucun guide français, dont une qui peut vous coûter une amende. Tout le côté pratique (Google Maps qui ne marche pas, la T-money, les formalités, la détaxe, Apple moins cher) est dans un article à part, pour ne pas alourdir celui-ci.

Corée du Sud : 9 choses à savoir avant de partir (Google Maps, T-money, visa, détaxe) →

Séoul, quartier par quartier

Séoul est immense mais le métro est d'une efficacité redoutable. On peut traverser la ville pour moins d'un euro, et j'ai fait la quasi-totalité de mes journées à pied une fois arrivé dans le quartier.

Hongdae : la nuit, les photocalls et une salle d'arcade ouverte en permanence

C'est le quartier étudiant, et c'est là qu'il faut sortir le soir. Ce qui m'a le plus amusé, ce sont les photocalls : des décors installés dans la rue ou dans les boutiques, uniquement pour qu'on se photographie dedans. Les Coréens adorent ça et personne ne trouve ça ridicule. Vous verrez aussi des cabines photo partout, à toute heure.

À côté, dans l'arrondissement de Mapo, je suis tombé sur une immense salle de jeu ouverte 24 heures sur 24, où l'on joue en réseau devant des écrans alignés — les fameux PC bang. Celui-là, c'est le T1 Base Camp, le PC bang de l'équipe d'e-sport T1, à deux pas de la sortie 11 de la station Hongik University : plus de 150 postes, et 3 000 wons de l'heure sans abonnement, un peu plus cher que la moyenne. Il y a aussi les salles d'arcade classiques avec les machines à pinces et les peluches, que j'ai écumées sans honte.

Myeongdong : le marché de rue du soir

C'est l'artère commerçante, avec ses écrans publicitaires géants — l'ambiance rappelle Shibuya à Tokyo. Mais le vrai intérêt, c'est le soir : les stands de street food occupent la rue tous les jours, en général à partir de la fin d'après-midi et jusqu'à 23 heures environ.

J'y ai mangé des crabes frits, du poulpe, des œufs — et un truc que je n'avais jamais vu ailleurs : des brochettes de fruits enrobés de sucre cuit, croquantes à l'extérieur. Un détail que personne ne dit : les marchands sont organisés en groupes qui tournent par période de deux jours. Vous ne trouverez pas exactement les mêmes stands d'un soir à l'autre. Si vous avez repéré quelque chose, prenez-le tout de suite.

La rue commerçante de Myeongdong à la tombée de la nuit : enseignes lumineuses empilées sur les façades, foule dense sur la chaussée piétonne
Myeongdong à l'heure bleue. Les stands de street food s'installent au bout de la rue.

Bukchon : la plus belle ruelle de Séoul, et l'amende à 63 euros

C'est le village de maisons traditionnelles, les hanok. Le spot photo, celui que tout le monde a vu, c'est la ruelle en pente de Bukchon-ro 11-gil : on la descend avec les toits traditionnels au premier plan et les tours modernes derrière.

Et c'est précisément là qu'il faut faire attention, parce que je n'ai vu l'information dans aucun guide français. Cette rue est en zone réglementée. Environ 6 000 habitants y subissaient 6,6 millions de visiteurs par an. La ville a donc instauré une zone rouge d'environ 34 000 m² centrée sur cette ruelle, où la visite touristique n'est autorisée que de 10 h à 17 h. En dehors de ces horaires, s'y promener, y flâner ou y prendre des photos expose à une amende de 100 000 wons, environ 63 euros. La période de tolérance est terminée : les amendes sont appliquées depuis le 1er mars 2025.

Donc si vous vouliez y aller au coucher du soleil pour éviter la foule, c'est raté. Venez le matin.

Namsan : le téléphérique et la tour

J'ai pris le téléphérique qui monte sur la colline de Namsan. Petite précision parce que je me suis moi-même embrouillé : il n'y a pas de palais là-haut. Ce qui domine Séoul, c'est la N Seoul Tower, une tour d'observation de télécommunications. Les cinq palais royaux sont ailleurs, en bas, dans le centre historique.

Le téléphérique coûte 15 000 wons l'aller-retour (environ 9,50 €) et fonctionne de 10 h à 23 h, tous les jours de l'année. L'observatoire de la tour est facturé à part, 21 000 wons (environ 13 €). Si vous voulez économiser, sachez qu'il existe deux alternatives que personne ne mentionne : le bus 01A ou 01B pour 1 400 wons, ou le Namsan Oreumi, un ascenseur incliné extérieur entièrement gratuit qui vous remonte jusqu'à la station du téléphérique.

Gangnam et la bibliothèque du COEX : le seul truc qui m'a déçu

La Starfield Library, dans le centre commercial COEX, c'est ces immenses étagères de 13 mètres de haut remplies de livres sous une verrière. C'est gratuit, ouvert de 10 h 30 à 22 h tous les jours, et ça fait effectivement de belles photos.

Mais soyons honnêtes : c'est blindé de touristes et ça ne vaut pas un détour. Si vous êtes déjà dans le quartier, passez-y dix minutes. Ne traversez pas Séoul pour ça.

Le palais de Gyeongbokgung et le hanbok : l'astuce qui rend l'entrée gratuite

Le grand palais royal de Séoul, c'est Gyeongbokgung. L'entrée coûte 3 000 wons, soit moins de 2 euros — un tarif inchangé depuis 2005, et qui devrait d'ailleurs augmenter au 1er janvier 2027, le montant n'étant pas encore fixé. Le palais est fermé le mardi.

Mais il y a beaucoup mieux : l'entrée est gratuite pour quiconque porte un hanbok, la tenue traditionnelle. C'est une mesure officielle, pas une tolérance, et elle s'applique aux étrangers comme aux Coréens. Je l'ai fait, et au-delà de l'économie, ça donne de très belles photos.

Moi en hanbok bleu nuit brodé d'un dragon doré, coiffé d'un chapeau noir, adossé à une colonne rouge sous une galerie aux poutres peintes de GyeongbokgungMoi en hanbok bleu nuit et chapeau noir à liseré doré, debout entre les deux battants verts d'une porte de Gyeongbokgung, sous un toit de tuiles grises
En hanbok à Gyeongbokgung. Deux pièces, col croisé : l'entrée était gratuite.

Attention, la règle est précise et beaucoup de gens se font refouler. Il faut une tenue en deux pièces : un haut (le jeogori) avec son col croisé caractéristique, et un bas — jupe (chima) ou pantalon (baji). Les hanbok modernes dits « fusion » sont acceptés. En revanche, les robes hanbok d'une seule pièce ne donnent pas droit à la gratuité, pas plus qu'un jeogori porté sur un jean ou un manteau traditionnel porté seul. Depuis 2019, les hommes peuvent porter une jupe et les femmes un pantalon sans perdre le bénéfice de la mesure.

Côté budget, les loueurs sont alignés le long de la rue qui mène au palais et juste à la sortie 4 de la station Gyeongbokgung. Comptez 8 000 à 16 000 wons pour 1 h 30 (5 à 10 €), 24 000 à 32 000 wons pour 4 heures ou la journée (15 à 20 €) en gamme courante, et jusqu'à 100 000 wons pour une formule premium avec coiffure et accessoires. Le casier et le jupon sont généralement inclus ; les accessoires et la coiffure sont souvent en supplément, autour de 3 000 à 4 000 wons.

Dernière chose, gratuite celle-là : la relève de la garde a lieu à 10 h et 14 h, la cérémonie de la porte Gwanghwamun à 11 h et 13 h. Elle est annulée en cas de pluie.

Jogyesa : le temple aux lanternes, en plein centre

À dix minutes à pied du palais, Jogyesa est le temple principal du bouddhisme Seon coréen — l'équivalent du zen. Il est en pleine ville, l'entrée est libre, et il n'y a pas de jour de fermeture.

Ce qui en fait un spot photo, ce sont les lanternes colorées suspendues au-dessus de la cour, et les grandes statues dorées à l'intérieur. Un point à savoir avant de s'y précipiter : ces installations sont saisonnières et changent dans l'année — lanternes au printemps avant l'anniversaire du Bouddha, lotus en été, feuillages à l'automne. Ce n'est pas garanti toute l'année.

Moi, casquette noire et t-shirt blanc, levant les yeux vers un plafond de lanternes roses, rouges, vertes et bleues suspendues au temple Jogyesa
Jogyesa au printemps 2025, dans les semaines qui précèdent l'anniversaire du Bouddha. Chaque lanterne porte une étiquette.

Le grand moment, c'est le Yeon Deung Hoe, le festival des lanternes, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis 2020. En 2026, les festivités à Séoul se tenaient du 8 au 25 mai, avec une parade de plus de 100 000 lanternes qui se termine précisément à Jogyesa.

Le mémorial de guerre : le musée que je n'attendais pas

Je n'y allais pas spécialement pour ça et c'est pourtant une des visites qui m'a le plus appris. Le mémorial de guerre de Corée, dans le quartier de Yongsan, raconte le conflit de 1950-1953 sur six salles, avec une collection d'environ 33 000 pièces dont 10 000 exposées. Dehors, on se promène entre des chars et des avions grandeur nature.

L'entrée est gratuite, c'est ouvert de 9 h 30 à 18 h, et c'est fermé le lundi. Si vous ne connaissez rien à l'histoire coréenne — c'était mon cas — c'est par là qu'il faut commencer.

Manger : le barbecue, les marchés, et une polémique à connaître

Le barbecue coréen est un rituel autant qu'un repas : on grille soi-même la viande à table, et les banchan, les petits accompagnements, sont offerts et resservis à volonté. Repère de prix officiel relevé à Séoul en août 2026 : environ 17 900 wons les 200 grammes de samgyeopsal (poitrine de porc), soit environ 11 €. Mais c'est le prix d'une portion : à deux, avec plusieurs portions et les boissons, comptez plutôt 40 000 à 60 000 wons, soit 25 à 38 €.

Pour le reste, la Corée est un pays où l'on mange très bien et pas cher. Toujours selon les relevés officiels d'août 2026 à Séoul : le kimchi jjigae autour de 8 800 wons, le jjajangmyeon 7 200, le bibimbap 10 300, le samgyetang 16 900. Autrement dit, un plat classique dans un restaurant de quartier tourne entre 4,50 et 6,50 euros.

Les marchés couverts, et le problème de Gwangjang

J'ai fait Gwangjang, le plus ancien marché permanent du pays, célèbre pour ses galettes de haricot mungo et ses mini-rouleaux de riz. L'ambiance vaut le déplacement. Mais je vais être franc : j'en suis ressorti avec l'impression d'un piège à touristes. Quand ils voient que vous êtes étranger, les prix ont l'air de monter. Sur le moment, je me suis dit que c'était moi qui négociais mal. En préparant cet article, j'ai découvert que non.

Gwangjang traverse depuis fin 2024 une polémique persistante sur les prix pratiqués aux touristes. Les plaintes ont bondi de 71 % en 2024. En novembre 2025, une vidéo montrant un vendeur facturant 10 000 wons un plat affiché à 8 000 a fait 16 millions de vues et lui a valu dix jours de suspension. En avril 2026, une autre visiteuse s'est vu facturer l'eau, habituellement offerte. Les commerçants disent avoir vu leurs ventes divisées par deux.

La ville a réagi : inspection générale au printemps 2026, clients mystères, affichage obligatoire des prix et des quantités, et un système d'identification nominative des vendeurs de rue depuis juin 2026. Le conseil pratique qui en découle est simple : demandez le prix et la quantité avant de commander, et privilégiez les stands qui affichent un nom d'exploitant.

Busan : la respiration

Après Séoul, je suis descendu à Busan en train et remonté en avion. Busan, c'est nettement moins touristique, beaucoup plus local, et on y trouve la mer. À Séoul j'avais pris un Airbnb ; à Busan, un hôtel — sensiblement moins cher qu'à Séoul pour une prestation équivalente, avec la mer en prime.

Ce que j'ai préféré, c'est simplement me perdre le long des plages, sans programme. Il y a aussi des cabines photo partout, comme à Séoul.

La plage de Haeundae à Busan sous un ciel gris : sable clair, rochers au premier plan, rangée de gratte-ciel en fond
Haeundae, la grande plage de Busan, un jour gris. Les tours derrière, la mer devant.

Les trois choses à ne pas manquer si vous y allez : le village culturel de Gamcheon, construit en escalier à flanc de colline par les réfugiés de la guerre, entrée libre et ouvert en permanence ; le marché aux poissons de Jagalchi, où l'on choisit son poisson vivant au rez-de-chaussée et où on le mange préparé à l'étage, ouvert de 6 h à 22 h mais fermé les 1er et 3e mardis du mois ; et le temple Haedong Yonggungsa, une rareté en Corée où presque tous les temples sont en montagne — celui-ci est posé sur les rochers, face à la mer, entrée gratuite, ouvert de 4 h 30 à 19 h 20.

Séoul–Busan : pourquoi le train bat l'avion, et tout le reste du côté pratique →

Rester connecté sur place

Un dernier point, parce qu'il change tout ici : Google Maps ne vous guidera pas en Corée, il faut Naver Map, et donc du réseau dès la sortie de l'avion. Je pars systématiquement avec une eSIM activée avant le décollage, pour télécharger et configurer les applis locales avant même de passer la douane. La Corée est bien couverte par Airalo, à partir d'environ 4 $ pour un petit forfait de données et autour de 29 $ pour une semaine en illimité.

Alors, la Corée du Sud, pour qui ?

Si vous aimez les villes qui bougent, la nourriture de rue, la culture pop et les endroits où il se passe quelque chose à trois heures du matin, vous allez adorer. Séoul est une des villes les plus vivantes que j'aie faites, et dix jours ne suffisent pas à en faire le tour.

En revanche, si vous cherchez de la nature et du calme, ce n'est pas le bon pays pour un premier voyage — il en existe, mais ce n'est pas ce que Séoul et Busan racontent. Et prévoyez un budget hôtel : les prix hôteliers à Séoul sont à des niveaux record, avec un tarif moyen constaté autour de 296 000 wons la nuit fin 2025, toutes catégories confondues, sur un marché saturé.

Le reste — les transports, la nourriture, les musées — est remarquablement bon marché. C'est le logement qui fait le budget.

Japon ou Corée ?

Si vous hésitez entre les deux, voilà comment je le résume depuis que j'ai fait les deux pays. Le Japon, c'est le traditionnel : les temples, les rituels, les codes, une culture qui se tient droite. La Corée, ce sont les États-Unis d'Asie : la K-pop, les grandes marques, les écrans géants, les centres commerciaux, tout ce qui brille et va vite. Ce n'est pas un classement, c'est une boussole. Vous voulez de l'ancien et du dépaysement, prenez le Japon. Vous voulez de l'énergie et du moderne, prenez la Corée. Et si vous pouvez faire les deux, faites-les dans cet ordre-là.

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FAQ : Séoul et Busan en pratique

Combien de jours prévoir pour Séoul et Busan ?

J'ai fait dix jours au total et je n'ai pas fait le tour de Séoul : comptez un quartier par jour, plus Gyeongbokgung, Bukchon, Jogyesa et le mémorial de guerre. Busan, plus petite, se voit en deux ou trois jours — les plages, Gamcheon, Jagalchi et Haedong Yonggungsa. Le KTX relie les deux villes en 2 h 15 à 2 h 45, de centre-ville à centre-ville, ce qui permet de ne pas perdre une journée dans le transfert.

Que faire à Busan ?

Se perdre le long des plages, d'abord : c'est ce que j'ai préféré. Ensuite trois incontournables, tous gratuits : le village culturel de Gamcheon, construit en escalier à flanc de colline, le marché aux poissons de Jagalchi, où l'on choisit son poisson vivant en bas et où on le mange à l'étage — fermé les 1er et 3e mardis du mois — et le temple Haedong Yonggungsa, posé sur les rochers face à la mer, ouvert de 4 h 30 à 19 h 20.

Le marché de Gwangjang est-il un piège à touristes ?

Il y a un vrai problème, reconnu par la ville. Les plaintes pour prix abusifs y ont bondi de 71 % en 2024, et plusieurs vidéos virales ont montré des vendeurs facturant plus que le prix affiché. Depuis 2026, Séoul impose l'affichage des prix et des quantités et un système d'identification nominative des vendeurs. Mon conseil : demandez le prix et la quantité avant de commander, et privilégiez les stands qui affichent un nom d'exploitant. L'ambiance, elle, vaut le déplacement.

La bibliothèque Starfield du COEX vaut-elle le détour ?

Non, à mon avis. C'est gratuit, ouvert de 10 h 30 à 22 h, les étagères de 13 mètres font de belles photos, mais c'est saturé de touristes. Si vous êtes déjà à Gangnam, passez-y dix minutes. Ne traversez pas Séoul pour ça.

Japon ou Corée du Sud pour un premier voyage en Asie de l'Est ?

Le Japon, c'est le traditionnel : les temples, les rituels, les codes. La Corée, ce sont les États-Unis d'Asie : la K-pop, les grandes marques, les écrans géants, tout ce qui va vite. Si vous voulez de l'ancien et du dépaysement, prenez le Japon ; si vous voulez de l'énergie et du moderne, prenez la Corée. Et si vous pouvez faire les deux, faites-les dans cet ordre.

Informations pratiques (prix, visas, horaires) vérifiées en septembre 2026 — elles peuvent évoluer, pensez à les recontrôler sur les sites officiels avant de réserver.

Portrait de Lucas, alias Monsieur Voyage

Je m'appelle Lucas. Créateur de contenu voyage depuis 4 ans, plus de 45 pays au compteur et plus de 15 compagnies testées en classe affaires. Je raconte ici ce que j'ai vu moi-même, et je vérifie le reste. En savoir plus · Instagram · TikTok