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Albanie18 août 2026·11 min de lecture

Albanie : le pays le plus sous-coté d'Europe (Tirana, la Riviera, et un circuit d'une semaine)

Côte rocheuse et îlots au coucher du soleil sur la Méditerranée

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Il y a des pays qu'on visite et des pays qu'on découvre avant tout le monde. L'Albanie est clairement dans la seconde catégorie. Coincée entre le Monténégro, la Grèce et la mer Ionienne, fermée au monde pendant quarante-cinq ans de dictature, elle a rattrapé son retard à une vitesse folle : les recherches de vols depuis la France ont plus que doublé en deux ans, les grandes chaînes hôtelières y ouvrent, un nouvel aéroport international sort de terre à Vlora, et pourtant, les plages de la Riviera restent moins chères et moins bondées que celles de Corfou, qui est juste en face. C'est le moment d'y aller, avant que tout le monde ne s'en rende compte.

L'Albanie, c'est la Grèce d'il y a quinze ans avec des vols à 80 € : le genre d'endroit qu'on regrette de ne pas avoir vu avant, alors autant y aller avant.

Pourquoi l'Albanie est l'avenir du tourisme en Méditerranée

Trois raisons, très concrètes. Le prix, d'abord : comptez 40 € la nuit pour un hôtel 3 étoiles correct, 8 à 10 € pour un repas complet au restaurant, 1,50 € le cappuccino, soit 40 % de moins qu'en Grèce à qualité égale, dans un pays où l'on paie en lek mais où l'euro est accepté presque partout sur la côte. L'accès, ensuite : Tirana est à 2 h 30 de vol de Paris, avec des vols directs depuis Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux, Toulouse ou Nice, essentiellement avec Wizz Air et Transavia, à partir de 60 à 100 € l'aller-retour en basse saison. Et les formalités : pour un Français, une carte d'identité suffit pour 90 jours, pas de visa, pas de frais d'entrée. Ajoutez une réputation d'hospitalité qui revient dans tous les retours de voyageurs, et une population qui parle souvent italien et de plus en plus anglais.

Tirana : une capitale qu'on ne s'attend pas à aimer

Tirana ne ressemble à rien de ce qu'on connaît. Les immeubles de l'époque communiste ont été repeints de couleurs vives dans les années 2000, à l'initiative d'un maire devenu depuis Premier ministre, et le résultat est une ville pop, chaotique et joyeuse. Le centre se fait à pied en une journée : la place Skanderbeg, immense, avec la mosquée Et'hem Bey et la tour de l'Horloge ; Bunk'Art 2, un bunker antiatomique reconverti en musée sur la police politique, glaçant et indispensable pour comprendre le pays ; la Pyramide, ancien mausolée d'Enver Hoxha devenu un centre culturel dont on grimpe les flancs ; et le Blloku, l'ancien quartier interdit réservé aux dignitaires du régime, aujourd'hui le quartier des cafés et des bars où sort toute la jeunesse de Tirana. Pour la vue, le téléphérique du Dajti Ekspres monte en quinze minutes à 1 000 mètres au-dessus de la ville. Deux nuits suffisent, et elles valent le détour : c'est la porte d'entrée du pays, et elle donne le ton.

Voir les activités et visites guidées à Tirana→Hôtels 3 et 4 étoiles dans le centre de Tirana→

La Riviera albanaise : la vraie raison de venir

Entre Vlora et Saranda, 120 kilomètres de côte ionienne descendent en lacets depuis le col de Llogara, à 1 000 mètres d'altitude, jusqu'à des plages de galets blancs et d'eau transparente qui n'ont rien à envier aux Cyclades. Les trois arrêts qui reviennent le plus : Dhërmi, la plus chic, avec ses beach clubs et le village perché au-dessus ; Himarë, plus authentique, avec son château et ses tavernes de poisson ; et Gjipe, une crique au fond d'un canyon accessible à pied ou en bateau, sans aucune construction — l'image qui revient le plus souvent, c'est celle d'une Grèce d'il y a quinze ans. Tout au sud, Ksamil, face à Corfou, aligne des îlots à quelques brasses de la plage et une eau d'un bleu presque caribéen, à l'entrée du parc de Butrint, une cité antique classée à l'UNESCO au milieu d'un lagon. C'est la partie la plus fréquentée en été, et celle où les hôtels se remplissent en premier.

Silhouettes sur une plage au coucher du soleil
La Riviera albanaise : des plages de galets blancs, une eau transparente, et des prix qui rappellent la Grèce d'il y a quinze ans.
Hôtels et appartements en bord de mer à Ksamil→Réserver la journée Blue Eye, Saranda et îles de Ksamil depuis Tirana→

Ce qu'il ne faut pas rater en chemin

Le Blue Eye (Syri i Kaltër), une source d'eau d'un bleu irréel qui jaillit d'un gouffre de plus de 50 mètres au milieu de la forêt, à une demi-heure de Saranda : arrivez avant 10 h, l'été, pour l'avoir presque pour vous. Gjirokastër, la ville de pierre, classée à l'UNESCO, avec ses maisons ottomanes aux toits d'ardoise et son château qui domine la vallée. Et Berat, la « ville aux mille fenêtres », UNESCO aussi, dont les façades blanches escaladent la colline jusqu'à la citadelle encore habitée. Ces deux villes se placent facilement entre Tirana et la côte, et elles donnent à l'Albanie la profondeur qui manque à beaucoup de destinations balnéaires : on ne vient pas que pour la plage.

Mon circuit d'une semaine

  • Jour 1 et 2, Tirana : arrivée, place Skanderbeg, Bunk'Art 2, Blloku le soir, téléphérique du Dajti le lendemain matin. Nuit dans le centre.
  • Jour 3, Berat : 2 h de route. Vieille ville de Mangalem, citadelle, coucher de soleil sur le pont. Nuit à Berat dans une maison ottomane.
  • Jour 4, col de Llogara et Dhërmi : 3 h de route par Vlora, arrêt au col pour la vue sur toute la Riviera, descente sur Dhërmi. Après-midi plage.
  • Jour 5, Himarë et Gjipe : matinée à Gjipe (à pied depuis le parking ou en bateau-taxi depuis Dhërmi), tavernes de Himarë le soir. Nuit à Himarë.
  • Jour 6, Ksamil et Butrint : 1 h 30 de route, cité antique de Butrint le matin, îlots de Ksamil l'après-midi. Nuit à Ksamil.
  • Jour 7, Blue Eye et Gjirokastër, retour : Blue Eye tôt le matin, Gjirokastër pour le déjeuner et la citadelle, puis 3 h 30 de route vers Tirana (ou vol retour depuis Corfou en ferry depuis Saranda, une alternative maligne).

La voiture de location est indispensable pour ce circuit : comptez 25 à 35 € par jour, avec des routes bien meilleures qu'on ne le dit, mais des conducteurs locaux qui, eux, méritent leur réputation. En haute saison, réservez la voiture et les nuits de Ksamil à l'avance ; le reste se trouve au dernier moment.

Quand partir, et ce qui va changer

Mai-juin et septembre sont parfaits : l'eau est à 23-25 degrés, la lumière est belle, et la Riviera n'est pas saturée comme en juillet-août, où les Albanais de la diaspora et les voisins kosovars remplissent tout. Ce qui va changer, c'est l'échelle : l'aéroport international de Vlora, à l'entrée de la Riviera, est construit mais son ouverture a été repoussée et aucun vol commercial n'y est programmé à ce jour ; le jour où il ouvrira, il rapprochera les plages de trois heures, les chaînes internationales ouvrent les unes après les autres (un MGallery à Palasë, un Crowne Plaza à Durrës, Accor à Tirana), et le gouvernement vise douze millions de visiteurs cette année. Autrement dit, l'Albanie de 2028 ne sera plus celle d'aujourd'hui. C'est exactement pour ça qu'il faut y aller maintenant.

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Connexion en Albanie : hors de l'Union européenne, attention à l'itinérance

C'est le piège classique : l'Albanie n'est pas dans l'Union européenne, et votre forfait français n'y est pas inclus. Une journée de data en itinérance peut coûter plus que la nuit d'hôtel. Une eSIM Airalo Albanie, activée avant de décoller, évite la facture : indispensable pour Google Maps sur les routes de la Riviera : configuration en cinq minutes, et -15 % avec le code MONSIEUR15.

FAQ : voyager en Albanie

Faut-il un visa ou un passeport pour l'Albanie ?

Pas de visa pour les Français (90 jours), et la carte d'identité en cours de validité est acceptée à l'entrée. Le pays n'est pas dans l'Union européenne : pas d'itinérance incluse, et la monnaie est le lek (l'euro est accepté à peu près partout sur la côte, à un taux défavorable).

Comment aller en Albanie depuis la France ?

En vol direct vers Tirana depuis Paris, Lyon, Marseille, Nantes ou Bâle-Mulhouse avec Transavia, easyJet, Wizz Air ou Volotea (2 h 30 à 3 h, 60 à 200 € aller-retour), ou vers Corfou puis 30 minutes de ferry vers Saranda pour attaquer par le sud.

Faut-il louer une voiture en Albanie ?

Oui, pour la Riviera et l'intérieur : les bus (furgons) existent mais sont lents et peu lisibles. La location coûte 25 à 45 € par jour ; les routes principales sont bonnes, la conduite locale imprévisible, et le stationnement anarchique. Évitez de conduire de nuit.

Quelle est la meilleure période pour l'Albanie ?

Mai-juin et septembre pour la Riviera (24 à 30 °C, mer à 22-25 °C, moitié moins de monde qu'en août, où Ksamil et Dhërmi saturent). Tirana, Berat et Gjirokastër se visitent toute l'année ; l'intérieur montagneux est superbe en juin et en octobre.

L'Albanie est-elle chère ?

Non, c'est l'un des pays les moins chers de la Méditerranée, même si la côte a augmenté : 40 à 90 € la nuit en hôtel correct (150 € et plus à Ksamil en août), 10 à 20 € un dîner avec poisson et vin, 1 à 2 € le café. Une semaine coûte 600 à 900 € par personne hors vol.

Bon à savoir

Réservez le vol tôt (les lignes Wizz Air et Transavia sont très demandées en juin et septembre), la voiture à l'aéroport de Tirana, et gardez des euros en petites coupures : on paie presque partout en lek ou en euros, mais rarement par carte hors de Tirana.

Informations pratiques (prix, visas, horaires) vérifiées en septembre 2026 — elles peuvent évoluer, pensez à les recontrôler sur les sites officiels avant de réserver.

Portrait de Lucas, alias Monsieur Voyage

Je m'appelle Lucas. Créateur de contenu voyage depuis 4 ans, plus de 45 pays au compteur et plus de 15 compagnies testées en classe affaires. Je raconte ici ce que j'ai vu moi-même, et je vérifie le reste. En savoir plus · Instagram · TikTok