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Indonésie11 août 2026·11 min de lecture

Bali : les 10 erreurs à éviter pour un premier voyage (formalités, Grab, bateaux, offrandes, Nyepi)

Canang sari, petite offrande balinaise quotidienne en feuilles de palmier et fleurs posée au sol

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Bali est l'une des îles les plus faciles à aimer au monde, et l'une des plus faciles à rater si l'on arrive sans préparation. Je suis retourné plusieurs fois, j'ai fait la plupart de ces erreurs moi-même la première fois, et je vois les mêmes chez presque tous ceux qui m'écrivent avant de partir. Aucune n'est grave, mais mises bout à bout, elles transforment un voyage de rêve en enchaînement de files d'attente, de trajets interminables et de petites galères. Voici les dix à éviter, dans l'ordre chronologique d'un voyage, de la réservation au dernier jour.

Bali ne se rate pas à cause des arnaques, elle se rate à cause du programme : trop de route, trop d'hôtels, et pas assez de temps pour se faire masser.

1. Arriver à l'aéroport sans avoir fait les formalités en ligne

C'est l'erreur numéro un, et elle coûte une à deux heures de file d'attente à Denpasar après douze heures de vol. Il y a désormais trois choses à faire avant de décoller. D'abord le visa : les Français ont besoin d'un visa à l'arrivée de 30 jours (500 000 roupies, environ 28 €), qu'on peut payer au comptoir en arrivant ou, beaucoup mieux, obtenir en ligne sous forme d'e-VOA sur le site officiel de l'immigration indonésienne (evisa.imigrasi.go.id) quelques jours avant le départ : avec l'e-VOA, on passe par les portiques automatiques et on sort en dix minutes. Ensuite, depuis fin 2025, la déclaration d'arrivée « All Indonesia » est obligatoire pour toute entrée par un aéroport international : elle regroupe la douane, la santé et l'immigration en un seul formulaire, à remplir en ligne dans les trois jours avant l'arrivée, et on vous demandera le QR code. Enfin, la taxe touristique de Bali, 150 000 roupies (environ 8,50 €) par personne, se paie en ligne sur le site Love Bali avant le départ pour éviter un comptoir de plus. Faites les trois depuis votre canapé, gardez des captures d'écran, et vous verrez la file des gens qui ne l'ont pas fait en passant à côté.

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2. Installer Grab et Gojek une fois sur place

À Bali, Grab et Gojek sont l'équivalent d'Uber, en moto comme en voiture, et c'est le moyen le plus simple et le moins cher de se déplacer sur les distances courtes : un trajet de vingt minutes en scooter-taxi coûte 20 000 à 40 000 roupies, soit un ou deux euros. Le problème, c'est que les deux applications demandent une validation par SMS à l'inscription, et qu'à la sortie de l'aéroport, sans réseau et sans carte SIM, on se retrouve à négocier avec les rabatteurs des taxis. Installez et validez les deux applications depuis la France, ajoutez une carte bancaire, et activez votre eSIM avant d'atterrir : à l'arrivée, vous marchez jusqu'au point de rendez-vous Grab de l'aéroport et vous partez pour une fraction du prix annoncé au comptoir. Si vous restez plusieurs semaines et que vous êtes à l'aise à deux-roues, louer un scooter (autour de 70 000 à 100 000 roupies par jour) devient vite plus pratique, à condition d'avoir le permis international et un vrai casque.

3. Vouloir tout voir, et passer ses journées dans les bouchons

Sur la carte, Bali est petite : 150 km de long. Sur la route, c'est une autre histoire. Les routes sont étroites, souvent en mauvais état, saturées de scooters, et il n'y a presque pas de voie rapide : Canggu–Ubud, 30 km, prend facilement une heure et demie ; Ubud–Amed, dans l'est, trois heures. Le programme classique « Canggu, Uluwatu, Ubud, Nusa Penida, les Gili et le mont Batur en dix jours » revient à passer un tiers du séjour assis dans une voiture. Mon conseil est simple : choisir deux ou trois camps de base et y rester au moins trois nuits chacun, en réservant un chauffeur à la journée (600 000 à 800 000 roupies, 35 à 45 €, pour huit à dix heures) pour les excursions plutôt que de changer d'hôtel tous les jours.

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Mon itinéraire de 14 jours à Bali, pensé pour limiter la route →

4. Prendre le bateau pour Nusa Penida ou les Gili sans rien contre le mal de mer

Les fast boats qui relient Sanur à Nusa Penida (30 à 45 minutes, 150 000 à 350 000 roupies) ou Padang Bai aux îles Gili (une heure et demie à deux heures) sont de petits bateaux rapides sur une mer qui n'est pas un lagon : dès que le vent se lève, ça tape, et j'ai vu la moitié d'un bateau malade sur une traversée vers les Gili. Si vous avez le moindre doute sur votre résistance, prenez un cachet contre le mal de mer une heure avant l'embarquement, installez-vous à l'arrière et à l'extérieur, et évitez les traversées de l'après-midi, plus agitées que celles du matin. Une fois à Nusa Penida, autre piège : Grab et Gojek n'y fonctionnent pas, et des dizaines de chauffeurs vous attendent au port avec des prix à la tête du client. Négociez avant de monter (comptez 700 000 à 900 000 roupies la journée en voiture avec chauffeur, ou 150 000 à 200 000 pour un scooter), et gardez de la monnaie pour la taxe touristique de l'île, 25 000 roupies par adulte, à régler par QR code à l'arrivée. Honnêtement, pour une seule journée, l'excursion organisée avec transfert, bateau, chauffeur et déjeuner compris est la solution la plus reposante.

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5. Ne pas retirer de cash

Bali n'est pas Singapour : dans les warungs, chez les loueurs de scooters, à l'entrée des temples et des cascades, sur les parkings, au marché, c'est du liquide, et souvent uniquement du liquide. Je retire dès l'aéroport ou dans le premier distributeur d'une banque (BCA, Mandiri, BNI, plutôt que les distributeurs isolés sans logo de banque), par tranche de 2 à 3 millions de roupies, ce qui représente 110 à 170 €, et je garde toujours des petites coupures de 10 000 et 20 000 pour les entrées et les pourboires. Payez par carte dans les restaurants et hôtels quand c'est possible, mais partez du principe que tout le reste se règle en roupies.

6. Ne pas se faire masser assez souvent

Celle-là est une erreur dans l'autre sens. Un massage balinais d'une heure coûte entre 100 000 et 250 000 roupies, soit 6 à 14 €, dans un salon propre, avec de vraies huiles et des masseuses formées, et c'est probablement le meilleur rapport plaisir-prix de toute l'Asie du Sud-Est. Beaucoup de voyageurs s'en offrent un le dernier jour « pour essayer » et repartent en se disant qu'ils auraient dû le faire tous les soirs. Faites-le tous les soirs. Après une journée de scooter ou de randonnée, c'est ce qui rend Bali si facile à vivre.

Mes 10 activités préférées à Canggu, massages compris →

7. Marcher sur les offrandes

Ces petits carrés en feuille de palmier remplis de fleurs, de riz et d'un bâton d'encens, posés au sol devant les maisons, les boutiques et sur les trottoirs, s'appellent des canang sari. Les Balinais en déposent plusieurs fois par jour, et il y en a littéralement partout, y compris au milieu du passage. Marcher dessus n'est pas une catastrophe, ça arrive aux Balinais eux-mêmes, mais le faire par négligence répétée, ou pire, les shooter du pied, est vraiment mal vu. Regardez où vous mettez les pieds dans les ruelles étroites d'Ubud et de Canggu, contournez-les, et ne les prenez jamais pour des déchets.

Femme balinaise portant des offrandes devant l'entrée sculptée d'un temple
Les offrandes font partie du quotidien balinais : elles sont partout au sol, et on les contourne.

8. Partir courir comme chez soi

J'aime courir en voyage, et Bali est l'un des rares endroits où j'ai arrêté. Pas pour la chaleur, pour les chiens. Il y a des chiens errants ou semi-errants dans presque toutes les rues, en particulier autour d'Ubud et dans les villages, et un coureur qui passe en courant déclenche leur instinct de poursuite : je me suis fait courser et aboyer dessus à Ubud sur une simple sortie matinale, et je ne suis pas le seul. Ils ne sont pas méchants dans l'immense majorité des cas, mais ce n'est pas agréable, et la rage existe sur l'île. Si vous tenez à courir, faites-le sur la plage à marée basse, tôt le matin, sur des chemins de rizières fréquentés, et ralentissez au pas quand vous croisez un chien plutôt que d'accélérer. Sinon, remplacez par le surf ou le yoga : c'est ce que Bali fait de mieux.

9. Venir avec une valise à roulettes

Si vous restez dans un seul hôtel, la valise est très bien. Mais si vous prévoyez de bouger, et à Bali on bouge, elle devient un boulet : trottoirs défoncés ou inexistants, ruelles pavées, escaliers pour rejoindre les guesthouses, coffres de scooter-taxi inexistants, embarquement sur les fast boats les pieds dans l'eau avec les bagages passés de main en main. Sur ce genre de voyage, un sac à dos de 40 à 50 litres, du type sac de tour du monde, change tout : on monte sur un Gojek avec, on le porte jusqu'au bateau, on le jette dans le coffre d'un chauffeur en dix secondes. C'est d'ailleurs à Bali que j'ai définitivement adopté le sac à dos pour l'Asie.

Ma méthode pour faire un sac cabine bien organisé →

10. Tomber sur Nyepi sans le savoir

Une fois par an, Bali s'arrête complètement pendant 24 heures : c'est Nyepi, le nouvel an balinais, le « jour du silence ». Personne dans les rues, aucune voiture, pas de scooter, les commerces fermés, les lumières éteintes le soir, et surtout l'aéroport de Denpasar fermé toute la journée : aucun vol n'atterrit ni ne décolle. Les touristes doivent rester dans leur hôtel, qui reste ouvert et fonctionne normalement, mais impossible de sortir, même pour aller à la plage. La date change chaque année (elle suit le calendrier balinais) : en 2027, ce sera le mardi 9 mars, de 6 h du matin au lendemain 6 h, avec les défilés spectaculaires d'ogoh-ogoh, ces monstres géants en papier mâché, la veille au soir. Vérifiez la date avant de réserver vos vols, ne prévoyez jamais d'arriver ou de repartir ce jour-là, et si vous êtes sur place, vivez-le comme une expérience : une nuit sans une seule lumière sur toute l'île, avec un ciel étoilé qu'on ne voit nulle part ailleurs.

Et les arnaques classiques ?

Scooter loué avec de faux dégâts au retour, taxis sans compteur, « donations » forcées aux temples, changeurs de rue qui comptent mal les billets : j'ai regroupé tout ça dans un article dédié, à lire avant de partir.

Bali : mon guide anti-arnaque complet →

Le dernier réflexe : la connexion, avant de décoller

Presque toutes les erreurs de cette liste ont un point commun : elles se règlent avec du réseau. Valider Grab, retrouver son chemin dans Ubud, vérifier la date de Nyepi, négocier un prix en montrant un tarif en ligne. J'installe mon eSIM Airalo pour l'Indonésie avant de partir : configuration en cinq minutes, forfait actif dès l'atterrissage à Denpasar, et -15 % avec le code MONSIEUR15.

FAQ : premier voyage à Bali

Quelles formalités faire en ligne avant d'arriver à Bali ?

Trois choses : l'e-VOA (visa à l'arrivée électronique, 500 000 roupies) sur le site officiel de l'immigration, la déclaration de douane électronique (e-CD) et la taxe touristique de Bali (150 000 roupies) sur Love Bali. Avec les trois QR codes prêts, l'arrivée à Denpasar prend vingt minutes au lieu d'une heure et demie.

Qu'est-ce que Nyepi et que se passe-t-il ce jour-là ?

Le Nouvel An balinais (en mars, date variable selon le calendrier lunaire) : 24 heures de silence total, aéroport fermé, aucune circulation ni lumière autorisée, touristes confinés dans leur hôtel. C'est une expérience à part si vous le savez, un cauchemar si vous aviez un vol ce jour-là.

Combien coûte un massage balinais ?

100 000 à 150 000 roupies (6 à 9 €) l'heure dans un salon de quartier, 250 000 à 400 000 dans un spa d'hôtel ou de beach club. Les bons salons sont pleins en fin d'après-midi : réservez le matin pour 17 h.

Peut-on boire l'eau du robinet à Bali ?

Non, jamais, même pour se brosser les dents : eau en bouteille ou, mieux, gourde remplie aux fontaines des cafés et des hôtels (RefillMyBottle recense les points). La « Bali belly » vient surtout des glaçons douteux et des crudités lavées à l'eau du robinet.

Faut-il retirer des roupies à l'aéroport ou en ville ?

Un petit retrait à l'aéroport (distributeurs des banques BNI, BCA, Mandiri) pour le taxi et les premiers achats, puis en ville dans des distributeurs situés dans une banque ou une supérette, jamais dans une cabine isolée sur la route. Les frais sont de 2 à 4 € par retrait, plafonné à 2 ou 3 millions de roupies.

Bon à savoir

Avant de réserver vos vols, vérifiez la date de Nyepi (9 mars 2027) et faites les trois formalités en ligne au moins trois jours avant le départ : e-VOA, déclaration All Indonesia et taxe Love Bali. À l'arrivée, vous passerez devant tout le monde.

Informations pratiques (prix, visas, horaires) vérifiées en septembre 2026 — elles peuvent évoluer, pensez à les recontrôler sur les sites officiels avant de réserver.

Portrait de Lucas, alias Monsieur Voyage

Je m'appelle Lucas. Créateur de contenu voyage depuis 4 ans, plus de 45 pays au compteur et plus de 15 compagnies testées en classe affaires. Je raconte ici ce que j'ai vu moi-même, et je vérifie le reste. En savoir plus · Instagram · TikTok