Test de la business class Cathay Pacific Paris–Hong Kong : siège, repas, salons First, et les vrais prix en 2026
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Cathay Pacific, c'est la compagnie que tout le monde cite quand on parle des meilleures business class d'Asie, avec Singapore Airlines et Qatar Airways. J'avais envie de vérifier par moi-même, et pas sur un vol de deux heures : sur la vraie ligne longue, Paris–Hong Kong, douze heures et quelques dans chaque sens, de jour à l'aller et de nuit au retour. C'est le format qui ne pardonne rien. Un siège moyen, on s'en rend compte à la sixième heure ; un repas moyen, on s'en souvient au deuxième service.
Une baignoire privée avant douze heures de vol, deux menus sur la tablette avant le décollage, et un burger qui tient la route : Cathay soigne les détails que les autres oublient.
Je vais être honnête dès le départ : je suis descendu de l'avion convaincu. Pas parce que tout était parfait, mais parce que Cathay fait très bien les choses qui comptent vraiment sur un long-courrier, le siège, le sommeil, la nourriture, et qu'à Hong Kong, l'expérience au sol est d'un autre niveau que ce que je connais en Europe. Voici mon test complet, avec le détail de l'équipement à bord, les deux salons que j'ai testés à Hong Kong, et surtout les vrais prix, parce que je lis trop de bêtises sur ce que coûte réellement un billet business.
Le vol en bref
- La ligne : Paris-Charles de Gaulle (terminal 2A) – Hong Kong, en direct, un vol par jour dans chaque sens. Environ 12 h 15 à l'aller, un peu plus de 13 h au retour selon les vents.
- Les horaires : départ de Paris en début d'après-midi, arrivée à Hong Kong tôt le lendemain matin ; retour de Hong Kong vers minuit, arrivée à Paris au petit matin. Deux vols qui permettent de dormir « à l'heure » et de limiter le décalage horaire (+6 h en été, +7 h en hiver).
- L'avion : un Airbus A350 sur mon vol retour (le vol du jour est aussi assuré en Boeing 777-300ER selon les périodes), avec une cabine business en 1-2-1 dans les deux sens.
- Ce que j'ai aimé : le siège, l'écran, la carte des vins, la restauration, et les salons First de Hong Kong.
- Ce que j'ai moins aimé : Paris, où Cathay n'a pas de salon en propre, et le service un peu impersonnel sur le vol de jour, efficace mais pas chaleureux.
Avant le vol à Hong Kong : The Wing et The Pier, les deux salons First
C'est là que mon test sort de l'ordinaire. À Hong Kong, un passager business a normalement accès aux salons business de Cathay, qui sont déjà excellents. Moi, la compagnie m'a invité à découvrir ses deux salons First, The Wing First et The Pier First, et je ne vais pas faire semblant : je n'avais jamais vu ça dans un aéroport.


The Wing First est le premier qu'on croise, au niveau 7 du terminal 1, tout de suite après les contrôles de sûreté. Le moment que je n'oublierai pas, c'est la cabane privée, la « Cabana » : une pièce fermée pour vous seul, avec une douche, un fauteuil de repos, et une baignoire. Une vraie baignoire, dans un aéroport, avant douze heures de vol. C'était la première fois que je prenais un bain dans un salon, et pour moi c'est absolument exceptionnel : vous arrivez à bord lavé, détendu, et le vol de nuit commence avant même d'embarquer. Le restaurant du salon, en service à table, était à la hauteur.
The Pier First, lui, est tout au bout du terminal, près des portes 60 et suivantes, et c'est le plus beau des deux à mon goût côté décoration : du bois, de la pierre, des tapis épais, des « day suites » avec un lit pour dormir avant un vol de nuit, et surtout ce bar en onyx rétroéclairé avec ses lampes en laiton, où on vous sert du champagne à la coupe sans limite et des cocktails corrects. On y trouve aussi une salle de restaurant à la carte, avec les classiques cantonais de la maison : les dan dan noodles et la soupe de wontons avant un vol, c'est devenu un rituel pour moi.


Une précision importante, parce que je ne veux pas vous vendre quelque chose qui n'existe plus : The Wing First a fermé pour rénovation en 2025 et a rouvert le 22 avril 2026, entièrement refait. Les Cabanas avec baignoire ont disparu au passage, remplacées par douze suites de douche modernes et un espace bien-être avec des massages offerts de quinze minutes. Le salon est plus beau qu'avant, mais si vous y allez pour le bain, c'est terminé. Et depuis la réouverture, son accès est réservé aux passagers First et aux statuts Diamond du programme Cathay ; les Emerald oneworld et les passagers business sont dirigés vers The Pier, qui, franchement, reste largement au-dessus de ce qu'on trouve en Europe.
À Paris, c'est une autre histoire. Cathay n'a pas de salon à Roissy, l'accès se fait dans un salon partenaire du terminal 2A, correct, sans plus. Ce n'est pas un drame, mais l'écart avec Hong Kong est violent, et ça se voit dès le premier vol.
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Le siège : du 1-2-1 dans les deux sens, et un vrai lit
La cabine business de l'A350 de Cathay est en 1-2-1, c'est-à-dire que chaque siège a un accès direct à l'allée, sans enjamber personne. Les sièges sont disposés en épi inversé, tournés vers le hublot pour les places « A » et « K », et c'est le meilleur choix pour voyager seul : vous avez le hublot pour vous, et l'allée derrière votre épaule, ce qui donne une vraie sensation d'intimité même sans porte. J'étais en 18K au retour, un rang idéal, calme, loin des galleys.
Le siège se transforme en lit plat de près de deux mètres, avec un matelas fin, une couette et un gros oreiller. J'ai dormi six heures d'affilée sur le vol de nuit, ce qui, pour moi, est le vrai critère d'une business réussie. Les rangements sont bien pensés : un coffre latéral pour le casque et les affaires, un espace pour les chaussures sous le repose-pieds, une prise secteur et un port USB à portée de main. Le seul reproche : le siège est un peu étroit au niveau des épaules quand on dort sur le côté, et la tablette, solide, se déploie en deux temps, ce qui demande un petit coup de main la première fois.

L'écran, justement, est l'un des points forts de Cathay. Grand, très bien défini, tactile et réactif, avec une télécommande si vous préférez, et un catalogue de films et de séries franchement large, y compris en français. La carte du vol en 3D, que vous voyez sur la photo, est celle que je regarde le plus souvent, et elle est superbe. Le casque antibruit fourni est correct, sans être au niveau d'un Bose ; si vous avez le vôtre, prenez-le.
Les deux menus, la carte des vins, et le burger
Détail qui m'a plu dès l'embarquement : le personnel pose deux menus imprimés sur votre tablette avant même le décollage, avec une coupe de champagne. Un menu « Dining » pour les repas, et un menu « Beverages » pour les boissons. Et cette carte des boissons est ultra fournie : deux champagnes, une sélection de blancs et de rouges qui change selon la saison, des spiritueux, des cocktails signature, des thés chinois, et le « Cathay Delight », le mocktail maison au kiwi et à la noix de coco qui est devenu un classique. Sur un vol de douze heures, avoir une vraie carte, plutôt que « rouge ou blanc ? », change tout.
Sur le vol de jour, le service se fait en deux temps : un repas complet après le décollage (entrée, plat, fromage ou dessert), puis un deuxième service avant l'arrivée. Entre les deux, on commande ce qu'on veut, quand on veut, dans une carte de snacks. Les plats mélangent cuisine cantonaise et occidentale, avec du riz et des nouilles à la hauteur de ce qu'on trouve à Hong Kong, ce qui n'est pas si courant en vol.
Et puis il y a le burger. Un vrai burger-frites, servi chaud, avec un pain brioché, du fromage fondu et des frites qui n'étaient pas molles. C'était la première fois de ma vie que je mangeais un burger dans un avion, et je ne m'attendais pas à ce qu'il tienne la route. Il tenait la route. Sur le vol de nuit, la logique est inversée : un dîner léger et rapide après le décollage pour dormir vite, et un vrai petit-déjeuner, dim sum ou œufs, deux heures avant Paris. Je valide les repas des deux vols sans hésiter, et c'est rare que j'écrive ça.
Ce qu'on trouve à bord : la liste complète
- Le siège : lit plat 1-2-1 en épi inversé, accès direct à l'allée pour tout le monde, matelas fin, couette, oreiller.
- L'écran : grand écran HD tactile avec télécommande, films et séries en français, carte 3D du vol, prise casque double.
- La trousse de confort : une trousse Bamford (la marque de soins bio britannique), avec crème pour les mains, baume à lèvres, masque de nuit, bouchons d'oreilles, brosse à dents et dentifrice.
- Le casque antibruit, une bouteille d'eau à la place, des chaussons, et des chaussettes.
- Le Wi-Fi : gratuit en business depuis 2024 sur tous les long-courriers Cathay, un appareil à la fois, suffisant pour les messages et les mails, pas pour streamer.
- Les rangements : coffre latéral fermé, espace chaussures, miroir, prise secteur universelle et port USB.
- Le service : champagne à l'embarquement, deux menus imprimés, service à la demande entre les repas, et une serviette chaude avant chaque repas.
Les vrais prix de la business Cathay Paris–Hong Kong en 2026
Parlons argent, parce que c'est là que je lis le plus d'approximations : des « tarifs d'appel » business à 1 500 € l'aller-retour, ça n'existe pas sur un vol direct avec une grande compagnie, sauf erreur de prix. Voici ce que j'ai relevé en septembre 2026 pour Paris–Hong Kong, en aller-retour, sur le site de Cathay et sur les comparateurs.
- En business, en direct avec Cathay : à partir de 3 300 à 3 400 € aller-retour sur les meilleures dates (le site de la compagnie affichait 3 389 € au moment où j'écris), mais le prix moyen constaté sur un mois tourne plutôt autour de 5 000 à 5 500 €, et grimpe au-delà de 6 000 € à Noël, en février pour le Nouvel An chinois et en juillet-août.
- En business, avec une escale : 2 200 à 2 600 € aller-retour chez Etihad (via Abu Dhabi), Air China (via Pékin) ou Turkish Airlines (via Istanbul). C'est 1 000 € de moins, contre trois à cinq heures de trajet en plus.
- En premium economy avec Cathay : comptez grosso modo le double d'un billet éco, soit 1 800 à 2 400 € selon la période.
- En économique avec Cathay : autour de 1 000 à 1 100 € en temps normal, et à partir de 749 € pendant les promotions, comme celle lancée en septembre 2026 pour les départs jusqu'en juin 2027.
- Avec des miles : Cathay est membre de l'alliance oneworld, donc un billet business se réserve aussi bien avec des Asia Miles (le programme Cathay) qu'avec des Avios (British Airways, Iberia, Qatar Airways). Comptez grosso modo 80 000 à 100 000 miles l'aller plus 200 à 400 € de taxes, avec de vraies disponibilités quand on s'y prend deux à trois mois à l'avance.
Mon conseil pour payer moins cher : surveillez les ventes flash de Cathay, qui touchent toutes les cabines (business comprise) deux ou trois fois par an, généralement en janvier, en septembre et autour de l'anniversaire de la compagnie ; regardez le départ depuis une autre ville européenne (Amsterdam, Milan ou Madrid sont régulièrement 500 à 1 000 € moins chers que Paris pour le même avion), et activez les alertes de prix sur un comparateur. À 3 400 € l'aller-retour pour 25 heures de vol en lit plat avec cette restauration et ces salons, le rapport qualité-prix est, à mon avis, l'un des meilleurs du marché vers l'Asie.
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Mon verdict
Cathay Pacific tient sa réputation. Le siège est excellent pour dormir, l'écran est le meilleur que j'ai eu en business, la restauration est au-dessus de la moyenne des grandes compagnies, avec cette carte des boissons qui fait la différence, et l'expérience au sol à Hong Kong est, tout simplement, la meilleure que j'ai vécue dans un aéroport. Les points faibles sont réels mais secondaires : Paris sans salon maison, un service parfois un peu froid sur le vol de jour, et un siège un peu étroit aux épaules.
Ma note : 9/10. Si vous hésitez entre plusieurs compagnies pour un Paris–Hong Kong ou une correspondance vers l'Asie du Sud-Est, le Japon ou l'Australie, et que le budget est là, c'est celle que je prendrais. Et si votre vol est de nuit, gardez deux heures pour le salon : le bar à nouilles et une douche avant d'embarquer, c'est tout le voyage qui change.
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Connexion à Hong Kong
Hong Kong a un réseau mobile excellent, y compris dans le métro et dans les tunnels, mais l'itinérance avec un forfait français y coûte cher (souvent 10 à 15 € par jour). Comme pour tous mes voyages en Asie, j'active mon eSIM Airalo dans l'avion avant l'atterrissage : forfait Hong Kong ou forfait régional Asie si vous enchaînez avec le Japon ou la Thaïlande, données actives dès la sortie de l'avion, et aucune file au comptoir de l'aéroport. Avec le code MONSIEUR15, vous avez -15 % sur votre forfait.
FAQ : la business class Cathay Pacific
Combien coûte un billet business Paris–Hong Kong avec Cathay Pacific ?
À partir d'environ 3 300 à 3 400 € aller-retour sur les meilleures dates en 2026, plus couramment 5 000 à 5 500 €, et au-delà de 6 000 € pendant les vacances scolaires et le Nouvel An chinois. Les compagnies avec escale (Etihad, Air China, Turkish) descendent à 2 200-2 600 €.
Quelle est la configuration de la business class Cathay Pacific ?
En 1-2-1 sur l'A350 et le Boeing 777-300ER, avec des sièges en épi inversé qui se transforment en lit plat, tous avec accès direct à l'allée. Les sièges « A » et « K », côté hublot, sont les meilleurs pour voyager seul ; les sièges du milieu « D » et « G » conviennent aux couples.
Le Wi-Fi est-il gratuit en business chez Cathay Pacific ?
Oui, depuis septembre 2024, sur tous les avions équipés, c'est-à-dire l'ensemble des long-courriers. Un seul appareil connecté à la fois, avec la possibilité de changer d'appareil en cours de vol.
Quels salons peut-on utiliser à Hong Kong avec un billet business Cathay ?
Les salons business de Cathay au terminal 1 : The Pier Business, The Wing Business et The Deck, tous d'un très bon niveau, avec bar à nouilles. Les salons First (The Wing First et The Pier First) sont réservés aux passagers First et aux statuts élevés du programme Cathay ; les membres Emerald oneworld ont accès à The Pier First.
Que contient la trousse de confort Cathay Pacific en business ?
Une trousse Bamford avec crème pour les mains, baume à lèvres, masque de nuit, bouchons d'oreilles, brosse à dents et dentifrice. Les chaussons et les chaussettes sont fournis à part.
Cathay Pacific vole-t-elle tous les jours entre Paris et Hong Kong ?
Oui, un vol quotidien dans chaque sens, en direct, en environ 12 à 13 heures : départ de Paris en début d'après-midi et retour de Hong Kong vers minuit, avec une arrivée au petit matin dans les deux sens.
Peut-on réserver la business Cathay avec des miles ?
Oui, avec des Asia Miles (programme Cathay) ou des Avios (British Airways, Iberia, Qatar Airways, Finnair), Cathay étant membre de oneworld. Comptez environ 80 000 à 100 000 miles l'aller plus les taxes, et réservez deux à trois mois à l'avance pour trouver des places.
Bon à savoir
Sur le vol de nuit Hong Kong–Paris, dînez au salon (bar à nouilles ou restaurant), prenez une douche, et refusez le dîner à bord : vous gagnez une heure et demie de sommeil, et le petit-déjeuner servi avant Paris est très bon.
Informations pratiques (prix, visas, horaires) vérifiées en septembre 2026 — elles peuvent évoluer, pensez à les recontrôler sur les sites officiels avant de réserver.
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